Une ville durable pour tous

Nous devons avoir une vision à long terme du développement de notre territoire et voulons une remise à plat du projet de ville pour garantir un développement maîtrisé, harmonieux, respectueux de l’environnement et de la qualité de vie des ivryens. La transformation de la ville se fera avec et pour les Ivryens.

Tous ceux qui sont touchés par les opérations urbaines auront leurs droits garantis dans une charte engageant toutes les parties concernées dans leur maintien sur le site ou si elles le souhaitent par une offre convenable.


Objectif 1 : Les Portes de la ville : donner à la ville le signe d’un nouveau dynamisme

Les points d’accès à la ville, les lieux où passent les visiteurs extérieurs, sont une vitrine. Que ce soit du côté de Pierre Sémard – Porte de Vitry, des « Quais d’Ivry », ou encore du Plateau-RD5 – Portes d’Ivry et de Choisy, ces lieux de passage présentent un visage peu accueillant. Cela abime l’image de la ville et peut dissuader différents acteurs, notamment économiques, de s’y installer. Nous souhaitons mieux valoriser ces espaces et donner le signe d’un dynamisme nouveau.

Objectif 2 : Ivry confluence, construire un éco-quartier avec les ivryens

Ce chantier est à la fois d’une ampleur considérable et d’une qualité incontestable. Pourtant, le pilotage politique de ce programme est peu lisible. Les rôles des différents acteurs (aménageur, promoteur, municipalité) n’est pas suffisamment clairet la responsabilité de la ville difficile à cerner. Les habitants sont victimes de ce flou, peinent à trouver des interlocuteurs qui soient aussi les décideurs. Il devra être revu au regard de la mixité des fonctions et du respect des engagements inscrits dans la charte éco-quartiers.

Sans remettre en cause ses ambitions initiales, la municipalité, pour saisir les opportunités offertes et rester dans ses objectifs, doit être offensive sur ce dossier. Pour cela, elle doit mieux assumer ses responsabilités, notamment en faisant respecter le cahier des charges quant à la qualité de vie des habitants.

La concertation est loin d’être terminée et les projets ne sont pas tous finalisés. Elle doit donc être poursuivie avec la même vigueur qu’au lancement.

Un projet d’aménagement se construit avec et pour ses habitants. Il faudra donc donner aux habitants, ceux qui souhaitent partir, et aussi ceux qui souhaitent rester, ainsi qu’aux nouveaux arrivants, toute leur place. Surtout, la municipalité doit conserver la maîtrise du traitement des relogements, avec une prise en compte des situations individuelles et établir le cadre permettant de défendre les intérêts en jeu au travers d’une charte de confiance et de relogement.

Ivry et notamment le quartier Ivry Port est caractérisé par une part importante (1/3 du parc total) de logements occupés par des propriétaires occupants qui pour certains n’ont pas les conditions de ressources nécessaires pour réinvestir dans un nouveau logement. Ils sont parfois âgés et ont donc moins accès aux prêts immobiliers, parfois sans ressources suffisantes pour mobiliser une nouvelle épargne, ou propriétaires de micro-surfaces ou de logements insalubres dont l’indemnisation ne leur permettra pas de racheter un logement aux normes d’habitabilité (surface et salubrité) minimum.

Dans cet important projet de rénovation urbaine (1/3 du territoire), la municipalité se doit donc de garantir à tous ceux qui ont fait ce quartier, son histoire, les moyens de poursuivre leur activité, de retrouver un logement digne, de repartir dans un projet personnel gratifiant.

Elle doit permettre aux habitants d’être acteurs de la mutation plutôt que de subir et de se résigner. Leurs contributions actives sont porteuses d’une dynamique de vie de quartier, indispensable pour faire évoluer le projet, en l’amendant, et de nouveaux liens sociaux.

  • Réintroduire l’objectif cadre de 10m2 d’espaces verts par habitants, contre dans l’état actuel du projet.
  • Mieux accompagner les personnes impactées afin qu’elles ne soient pas évincées, pour des raisons économiques notamment, du processus de renouvellement urbain. En particulier, mieux outiller les populations sur leur connaissance des procédures et permettre une intermédiation loyale par des associations ou différents professionnels, libres de conflits d’intérêt, pourraient les aider.
  • Mettre en place des dispositifs d’aide au relogement. Le projet urbain doit développer des nouvelles formes d’aide au relogement sous forme contractuelles, en priorité en direction des populations les plus fragiles.
  • Elargir les objectifs de relogement des habitants à la notion de reconstitution des biens des propriétaires. Garantir ainsi pour ceux qui le sollicitent, un relogement à conditions égales.
  • Cesser de livrer les habitants concernés à un dialogue direct avec l’aménageur, car cela implique un risque que les droits des ivryens soient contredits par la réalité d’un rapport déséquilibré avec les organismes délégataires. Réintroduire le rôle de la puissance publique.
  • Empêcher les logiques de prédation dont le marché immobilier est potentiellement porteur.
  • Inscrire une dimension éducative et culturelle dans ce grand projet qui prend bien en compte la mixité fonctionnelle mais pas encore suffisamment la manière dont ceux qui vivront ce quartier se l’approprieront et quelle sera son identité.
  • Rénover la Maison de la citoyenneté et créer une nouvelle maison de quartier à Ivry-Port Sud.

Objectif 3 : Le Centre-Ville, faire émerger un nouveau cœur de ville

Pour qui arrive à Ivry, le centre-ville est d’abord une interrogation. Objet d’incompréhension, voire de rejet pour certains, il est pour d’autres une attraction touristique et architecturale.

Si l’architecture en étoiles, particulièrement audacieuse, originale et exceptionnelle, est lisible et admirable, vue du ciel et des étages, il n’en reste pas moins que la perception à hauteur du piéton est celle d’un abandon, d’une mort lente. Le centre commercial Jeanne Hachette subit, depuis des décennies, une asphyxie et une dégradation entretenues, voire encouragées par la ville (propriétaire avec l’Office Public de l’Habitat, de 40% des surfaces). Il présente pourtant des potentialités particulières.

Cette évolution doit être enrayée pour que l’attractivité de tout le centre-ville soit retrouvée. Les diverses professions libérales et les quelques commerces et services installés attendent des réponses précises et urgentes, avec un calendrier d’engagement. Il est temps de stopper la spirale des diagnostics et études non aboutis et très coûteux.

Nous souhaitons rompre avec les non-dits qui caractérisent la conduite de l’action municipale vis-à-vis de ce centre et construire un véritable projet partagé de centre-ville en prenant appui sur ces architectures exceptionnelles pour développer une vision audacieuse qui permette une amélioration de l’agrément à y vivre et à y s’y rendre.

Un centre-ville est un repère. Le nôtre est aussi une référence culturelle et architecturale qui nous souhaitons valoriser.

Cette question du centre ville doit être l’un des enjeux de cette élection. Donnons aux Ivryens la possibilité de s’en saisir et de nous dire quel centre-ville ils aimeraient pour Ivry. Surtout faisons de ce débat non un débat d’usage mais un véritable débat sur la cohérence et la vision urbaine que nous avons pour notre ville.

  • Engager dès 2014 la réoccupation, même temporaire, des locaux vacants, autour d’activités diverses et complémentaires.
  • Après un large débat public, organiser un concours d’urbanisme sur le devenir du centre-ville avec l’ambition d’y préserver la mixité urbaine, d’accompagner la rénovation des logements, de redynamiser les commerces de proximité, d’améliorer le cadre de vie et d’en faire un espace plus vivant.

Objectif 4 : Le Plateau, boulevard des arts et art de vivre?

Actuellement, la RD5 est desservie par un bus en site propre. A l’horizon 2020, un tramway devrait relier Paris-Porte de Choisy au centre-ville d’Orly en moins de 30 minutes. Long de 10,3km, ce tramway desservira les communes de Paris, Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Choisy-le-Roi, Thiais et Orly.

La largeur des trottoirs, la densité de la circulation et l’absence d’équipements ou d’espaces publics permettant d’y développer une vie citoyenne rendront sa dynamisation difficile.

Déjà, des usages inadaptés et des difficultés se manifestent. Dès maintenant et plus tard avec l’arrivée du tramway, il est possible de donner une identité à ce quartier en développant un boulevard urbain axé sur les arts : la Briquetterie, le Mac Val, Trans 305…

Mais il est également nécessaire d’y apporter des espaces à vivre, espaces commerçants, espaces verts et parcs pour enfant. La très grande urbanisation de ce secteur, en cours, appelle notre très grande vigilance. Elle va sans aucun doute requalifier une zone jusque là en déshérence mais risque d’être trop dense.

Les liaisons avec les zones riveraines et les autres secteurs de la ville sont à penser rapidement. Les lieux de démocratie locale doivent être renforcés.

Objectif 5 : Le quartier Gagarine-Truillot : une urgence pour les habitants

Depuis une dizaine d’années les habitants vivent dans l’incertitude et l’inquiétude sur leur devenir.

Cette opération de renouvellement urbain, dans ce quartier classé en ZUS, aurait pu être planifiée et mise en œuvre beaucoup plus tôt, si le Maire sortant avait accepté de s’engager dans une dynamique partenariale avec l’Etat et la Région et accepté l’intervention de l’ANRU. Or il a systématiquement repoussé cette décision car il voulait garder la main mise complète.

La décision d’une démolition et reconstruction a enfin été prise et il feint de s’étonner que les fonds ne soient plus disponibles. Il continue de faire planer l’incertitude et l’inquiétude en instrumentalisant les populations à des fins politiciennes allant jusqu’à les impliquer dans le montage financier de cette opération. C’est ce simulacre de manifestation devant l’Hôtel Matignon le 7 février 2014, où le maire et des élus ont entraîné quelques habitants. Mais qui est responsable ? Qui doit porter les projets et s’assurer des financements nécessaires à leur réalisation ?

Le quartier continue de se dégrader, la situation devient intolérable dans certaines cages d’escaliers. L’OPH n’assume plus les interventions d’entretien indispensables. La Cité Gagarine, vitrine de la réussite du communisme municipal, n’est plus « la cité ouvrière » qu’elle a été ; au cours des 5 dernières années, elle a subi de profondes mutations sociologiques : nombreux départs et développement de la précarité.

  • Il y a urgence à donner aux habitants les garanties de relogement dans une charte de relogement cosignée des locataires et de toutes les parties prenantes du projet : Ville, Etat, Région, ANRU…
  • Il y a aussi urgence à demander à l’OPH de réaliser les travaux d’entretien courant nécessaires dans l’attente de la finalisation du chantier.

Pour ce projet ANRU, nous mettrons en place toutes les procédures exigées par l’Etat mais nous irons surtout vers des réponses apportées au cas par cas, prenant en compte l’histoire et le projet des habitants.

Au sein de la municipalité une nouvelle organisation permettra un meilleur suivi des projets urbains : un chef de projet « ville » clairement désigné sera chargé de veiller à l’accompagnement des populations, à la gestion urbaine de proximité et au respect de la planification de l’opération.

Objectif 6 : Les autres quartiers à faire vivre

Les quartiers anciens sont les racines d’une ville, d’une agglomération, d’un bassin de vie. Au fil du temps, ils deviennent très mixtes, avec l’arrivée de nouvelles populations séduites par la proximité de Paris et le coût de l’immobilier.
Il ne faut pas oublier ces quartiers dans la dynamique urbaine d’ensemble et valoriser les traces encore vivantes du passé pour les projeter vers un avenir urbain durable et partagé.
Ces traces permettent d’enclencher une démarche d’urbanisme qualitative qui s’appuie sur la ville existante, sur l’histoire, le vécu, l’âme du quartier.

Pour chaque quartier nous voulons construire avec les habitants un projet de revitalisation :

  • Mener des actions dans le parc privé par le biais d’une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat.
  • Lutter contre l’habitat indigne, par la prévention et par le traitement des copropriétés en difficulté via des dispositifs ad hoc.
  • Redynamiser l’activité commerciale et artisanale.

Notre vision est celle de centralités multiples, faites de pôles :

  • Culturel et administratif au centre ville.
  • Economique et universitaire sur le port.
  • Tourné vers les arts sur le Plateau, en mettant en valeur des lieux tels que la briqueterie, le MacVal, le travail mené sur la Zac 305.
  • Un quartier commerçant, le Petit Ivry.
Lien pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés