Retour sur le conseil • Novembre 2019

Point d’information sur l’attribution logements

Plus 1500 logements sociaux ont été construits en un mandat et 3000 logements attribués. Pourtant, le nombre de demandeurs est passé de 5000 à 8000, encore 25% des demandeurs ont plus de 5 ans d’ancienneté…

  1. Il parait indispensable de revoir la stratégie qui est vraisemblablement un échec, tant du point de vue de la mixité sociale que de la réponse au droit fondamental d’accès de tous à un habitat digne.
  2. L’accès au logement social ne peut être le seul axe de la politique publique. La lutte contre l’habitat insalubre, le soutien à l’accession à la propriété, le plafonnement des loyers sont également des axes qui doivent permettre de désengorger la demande et de mieux répartir la réponse aux besoins résidentiels de nos administrés.
  3. La tentative de mettre en place une commission d’examen des critères d’attribution est également un échec. Plusieurs groupes politiques, également de la majorité,  n’y siègent pas en raison de son opacité. Le système de cotation favorise certes des situations de grande précarité mais aussi des stratégies de contournement. Le sentiment général des demandeurs est l’illisibilité du système de cotation mis en place et sur leur place dans la liste d’attente. Un fort sentiment d’opacité et de favoritisme avec de nombreux exemples circulant dans les réseaux d’initiés persiste.
  4. En bref, nous ne pouvons en aucun cas nous satisfaire de cette action qui est l’un des point saillants des dysfonctionnements du système en place, malgré les objectifs affichés.

Rapport annuel sur le développement durable

Le document de synthèse présenté est de qualité, instructif et précis.

Cependant il lui manque une approche chiffrée, avec un point de départ et un état atteint. Par exemple, la ville vise 10 m2 d’espaces verts par habitant. D’où sommes-nous partis et où ‘en sommes-nous ? Comment se prononcer sur un objectif dans un rapport annuel sans état d’avancement ?

Il manque également la démonstration du processus engagé.  Toujours dans le même domaine de la nature en ville, des exemples de parcs sont cités. Mais quel cadre contraint, quelle démarche, quels objectifs et quels critères d’évaluation la ville s’est-elle fixée.  Par exemple, 25% de tout linéaire de trottoir végétalisé…

Bref, malgré la qualité du document fourni, il y a un problème de méthode : une analyse lucide et objective de la situation, des forces et des freins, une lisibilité des objectifs et l’exposé des moyens juridiques (PLU …), techniques et financiers qui y sont dévolus, avec un calendrier et un suivi, ce qui permettrait d’avoir la certitude que la volonté affichée est sincère.

Sinon, il ne reste plus que les constats d’inertie et l’attente :

  • En matière de déchets, quand l’institut éco-citoyen et la commission municipale permanente seront-ils installés ? Quand les moyens d’accompagnement et d’information sur les expérimentations (collecte des bio-déchets) ou évolutions (extension des consignes de tri) seront mis en œuvre ?
  • En matière d’habitat, quels moyens supplémentaires sont-ils adoptés pour l’isolation des logements et la lutte contre l’habitat indigne, lourdement insuffisants, alors que la situation s’aggrave ?
  • En matière de nature en ville, quand les documents d’urbanisme seront-ils mis au diapason des promesses, avec des objectifs contraignants inscrits et contrôlés ?
  • En bref, de beaux discours et pas assez d’actes, pour se saisir de ce défi de société qu’est la préservation de notre planète et la santé publique.

Débat d’orientation budgétaire

Alors que s’achève la dernière année du mandat, un regard d’ensemble s’impose.

Quelle est la situation de notre ville, après un mandat de 6 ans de la majorité actuelle ?

Ce n’est qu’une redite, mais la ville d’Ivry dispose de moyens très conséquents pour une ville de cette strate. Certes, elle gère en régie directe une grande partie de ses services publics, mais bien d’autres villes moins riches en font autant. Certes, elle pourrait avoir davantage si certaines recettes n’avaient pas été réduites, comme toutes les autres communes ayant eu à subir les contractions budgétaires de ces dernières années. Il n’en reste pas moins qu’en 6 ans, ce sont 780 millions d’euros dont la majorité municipale a pu disposer pour mettre en œuvre son programme en fonctionnement (130 millions d’euros par an de dépenses de fonctionnement sur 6 ans) et 180 millions d’€ en investissement (maintenance et construction d’équipements publics).

Qu’en a-t-elle fait ? Certaines actions importantes ont été conduites : la mise en place du Petit Robespierre, l’extension du CMS, la mise en place d’un véritable CCAS.

Mais au total, la vie de nos concitoyens s’est-elle améliorée ? L’accès aux droits, la transition écologique, la circulation, la qualité de vie, le soutien aux commerçants, la réussite des enfants, l’accès aux activités qui leur sont proposées, pendant et hors temps scolaire,… Peut-on dire qu’à Ivry, nos concitoyens peuvent se féliciter de ces 6 années.

Moi, je dis non. La désertification médicale s’est aggravée, parvenant au plus bas niveau possible. L’inscription des enfants à certaines activités est un défi. Les tarifs et impôts ont augmenté de façon conséquente, grevant le pouvoir d’achat de nombreux Ivryens. Les rues sont sâles, peu sûres. Les incivilités et le manque de respect généralisé, dégradent le vivre ensemble et l’image de la ville. La bétonisation est totale et ne permet ni aux Ivryens de se loger décemment, ni aux futures générations d’envisager une vie saine. Les nouveaux quartiers sont mal conçus, trop denses. Le stationnement et la circulation de tous sont une nuisance quotidienne.

Le personnel municipal, 1900 emplois équivalent temps plein, pourrait être une force exceptionnelle, le facteur humain étant déterminant d’une ville qui respire, qui s’épanouit, qui s’instruit, qui se respecte, qui se vit… Mais telle n’est pas l’approche choisie.

Quant à la communication, aux antipodes de ce que devrait être l’information des Ivryens, elle représente sur 6 ans, 48 millions d’euros.

Par ailleurs, l’un des moteurs de la démocratie, de la citoyenneté, l’une des responsabilités fondamentales de tout édile, a fortiori d’une ville de 60 000 habitants, est de rendre compte à ses administrés de sa manière de gérer la commune qui lui est confiée et l’argent public dont il a l’administration.

Sur ce point, personne n’ignore que j’ai choisi de rendre publique une information qui m’était parvenue, de financement en nature d’un événement d’une commune de 800 habitants à Berchères-sur-Vesgre. Faire un renvoi sur le dossier.

Cela fait des années et même plusieurs mandats que les différents groupes politiques démocrates de cette instance demandent la transparence totale sur la totalité des moyens mis à disposition des associations. Cela vaut pour le soutien aux organisations politiques, aux villes ou à tout autre organisme, compagnon de route du PCF local. Les aides de toute nature qui leur sont apportées et coûtent à la ville doivent être d’une part justifiées par l’intérêt général local et d’autre part être validées par l’autorité territoriale.

Alors que depuis 10 ans, on nous serine que notre ville n’a plus les moyens de soutenir les projets pédagogiques des écoles, d’emmener les enfants en colonies pendant les vacances de printemps ou que certaines associations ont dû se serrer la ceinture, ces moyens sont dispensés, dans l’opacité la plus totale, sans que le maire ne semble y voir la moindre importance ni gravité.

Et bien, si, c’est grave. C’est grave et c’est illicite. Il s’agit d’argent public.

Nous demandons donc que toute la lumière soit faite sur l’ensemble de ces libéralités quelles qu’elles soient. Et j’attends de tous les groupes politiques qu’ils en fassent de même. 

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés