Communiqué de presse

Ivry, le 7 février 2014,

Malgré des désaccords nationaux et locaux, les instances du PS et du PCF nous ont invités, par accord national signé le 15 janvier dernier, à nous rassembler à Ivry-sur-Seine. Au-delà des clivages, l’union, à Gauche, était présentée comme prioritaire pour apaiser l’actuelle dégénérescence du débat public et les fractures nombreuses de notre société.

Les socialistes ivryens, conscients de leur responsabilité dans la dynamique de rassemblement à gauche, se sont tournés, dans l’unité, vers Pierre Gosnat, maire sortant et candidat à sa réélection, pour l’organiser. Il lui revenait en effet de créer les conditions de l’union.


Après quatre rencontres bilatérales, une rencontre multilatérale et plusieurs échanges écrits, les discussions qui avaient débuté début novembre et repris après le 15 janvier, n’ont pas permis d’avancer ensemble ; aucune proposition ne nous a été formulée, ni en termes de représentativité, ni en termes de contenu, ni en termes de gouvernance. Le débat achoppait sur notre liberté de ton et de parole et sur les critiques légitimes que nous apportions à la non exécution de certains engagements de 2008…

Nous souhaitions remettre à plat un certain nombre de fonctionnements pour que cette union se fasse sur des bases plus saines que par le passé et parvenir à des engagements communs nous permettant de mener, ensemble, les changements attendus par nos concitoyens et dont nous avons pu être le réceptacle, au cours de la démarche participative menée depuis de longs mois.
Nous demandions évidemment à ce que notre représentativité électorale soit assurée, par respect pour nos électeurs et pour la démocratie. Nous pensons utile de préciser qu’on ne fait pas l’union en ostracisant ses partenaires et ses concitoyens.

L’équipe du Front de Gauche a décidé arbitrairement lundi 3 Février de couper court aux discussions et d’acter la désunion. C’est une première dans l’histoire de notre ville, entre socialistes et communistes. Cela crée évidemment un précédent, dont personne à présent ne peut imaginer les effets.

Nous prenons connaissance de cette décision unilatérale et en tirerons les conséquences avec nos instances fédérales et nationales.

Pour faire vivre l’espoir à gauche et ne pas entretenir l’image d’une sphère politique n’offrant que lutte des places et des égos, nous ne commenterons pas les accusations proférées dans la déclaration du Front de gauche, selon lesquelles cet échec n’incomberait qu’à nous. Une négociation n’est pas le jeu d’une seule partie, il faut donc a minima être deux pour échouer.

Personne n’est dupe quant aux réalités d’une relation longtemps déséquilibrée qui a placé le parti socialiste sous cloche pendant des décennies et dont le partenaire ne sait ou ne veut s’adapter à des interlocuteurs mature et responsable.
Forts de notre contact étroit avec la population qui a discuté avec passion nos propositions, nous allons donc engager la constitution une liste ouverte à Gauche (socialistes, écologistes, citoyens), riche de sa diversité et de ses convictions démocratiques.

Pour préparer l’avenir d’Ivry, avec toute la force de notre engagement et la fierté de nos convictions, porteurs d’un projet construit de manière participative depuis plus d’un an et d’une liste unie, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités.

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