Tendre vers l’égalité, la dignité et l’autonomie : une démarche sociale ambitieuse

Le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la précarité, le mal-logement, sont autant de source de légitimes colères pour de nos concitoyens. Nous partageons cette colère ; elle fonde notre engagement à lutter sans relâche contre les inégalités et les injustices. Notre volonté politique est entière Et notre détermination totale.

L’accès à un logement digne, l’accès aux soins, l’accès à un emploi qui permette de vivre décemment et de s’épanouir professionnellement, sont des droits fondamentaux qu’il nous appartient, avec nos partenaires, de garantir.

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Or, aujourd’hui règne à Ivry une grande confusion sur l’accès au logement social ; le parc de logements sociaux se dégrade, et avec lui le vivre ensemble dans nos quartiers. La multiplication des logements insalubres et des marchands de sommeil nous inquiète. Ces constats, alors même que la question du logement constituait l’un des 5 domaines prioritaires du dernier mandat, sont d’autant plus préoccupants qu’ils relèvent bien souvent d’un manquement de l’Institution. Et ces réalités risquent de s’aggraver : l’ensemble du parc ivryen est vieillissant et appelle des investissements lourds. Cela doit d’ailleurs nous conduire à veiller à anticiper ces mêmes évolutions dans les quartiers en mutation, pour les décennies à venir. Le droit à un logement décent est un enjeu de réduction des inégalités, de bien-être et de cohésion sociale, notre détermination pour mener une action ambitieuse et juste doit être entière.

Que dire également du refus de la municipalité de créer des emplois d’avenir, accessibles aux jeunes peu qualifiés et permettant d’acquérir une expérience professionnelle. Plus largement, la profusion des acteurs institutionnels et privés dans ce domaine et l’aggravation du chômage doivent nous conduire à renforcer notre rôle de coordination de l’action publique de soutien à l’emploi.

D’autres questions doivent attirer notre attention. Les publics les plus fragiles vivent plus lourdement que les autres les rigueurs administratives, les difficultés d’accès aux services publics, les inégalités d’usage et de traitement : le non recours aux droits et le renoncement aux besoins de première nécessité, bien souvent sacrifiés par ceux qui peinent à « joindre les deux bouts », ne peuvent nous laisser indifférents.

Une action coordonnée et transversale

Il nous parait nécessaire de passer d’une approche sectorielle et catégorielle de l’action sociale à une véritable politique sociale considérant l’individu dans la globalité de ses difficultés. La précarisation a en effet plusieurs causes plus ou moins liées entre elles et résulte de processus complexes. Le combat contre la souffrance sociale ne peut s’accommoder de tel ou tel obstacle organisationnel. La commune n’est pas la seule compétente sociale, mais elle est l’échelon de proximité pertinent pour mobiliser et coordonner l’action des différents partenaires.

  • Instituer un comité de pilotage “politique sociale” pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de l’action sociale entre les différents services et acteurs institutionnels, privés et associatifs, prenant en compte tous les volets concernés (logement, aide sociale, politique familiale, emploi et santé).

Si l’objectif est bien de trouver une solution durable, la commune privilégiera des aides ponctuelles conséquentes et adaptées, assorties d’un accompagnement social individualisé. Elle veillera également à préserver ses administrés des effets de seuils et poursuivra une politique de tarification adaptée au « reste à vivre » de nos concitoyens.

Au-delà, toutes nos politiques publiques prendrons en considération ces publics en situation de fragilité. Un véritable projet social de territoire sera déployé à partir de diagnostics sociaux et urbains pour concentrer les efforts sur les personnes et les quartiers qui en ont le plus besoin et évaluer ces actions sur la base d’indicateurs partagés.

En un mot il s’agira bien, dorénavant, de placer l’humain au cœur du projet de ville.

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