Article Ivry Ma Ville – Décembre 2012

Question posée par le groupe Europe Ecologie Les verts :
« Depuis la rentrée scolaire, le pain bio a été introduit dans les cantines. Sur quelles autres évolutions de notre restauration collective pensez-vous qu’il faille avancer ?

A Ivry, la restauration collective est un service public accessible au plus grand nombre grâce au quotient familial. L’introduction récente du pain bio dans nos cantines, loin d’être un gadget, souligne la volonté d’augmenter la qualité des repas, conformément à la réglementation. La démarche est à poursuivre. Privilégier les produits frais et de saison, issus de productions régionales et d’une agriculture bio, c’est protéger la planète et garantir le bien-être des usagers.
Voici dix ans, notre ville a décidé de mutualiser ses efforts en matière de restauration collective avec d’autres communes d’Île-de-France en intégrant le SIRESCO . En 2011, cette structure a permis de préparer plus de six millions de repas et collations, distribués sur plus de deux cents sites avec un travail diététique, nutritionnel et un souci constant de qualité mais sans oublier la maîtrise des coûts. Les Ivryens jouissent donc d’une restauration collective de bon niveau, évolutive et adaptée… En un mot, fidèle aux valeurs du service public que nous voulons. Que demander de plus ?
Justement, les élus socialistes pensent qu’il est possible d’aller plus loin. L’actuelle réflexion sur la refondation de l’école doit nous conduire à interroger les rythmes de la journée et le temps de la pause méridienne, dans l’intérêt des enfants. Dans ce cadre, la question de l’encadrement et du projet d’animation doit être approfondie mais nous souhaitons également que soit fourni un goûter à chaque enfant accueilli le soir. Enfin, nous voulons sortir de la logique de plat unique qui laisse certains de nos enfants de côté, parce qu’ils ne mangent pas de viande. Sans engager le difficile débat sur la différenciation, la priorité doit être donnée à l’amélioration de la qualité et à l’équilibre alimentaire pour les enfants qui mangent mal chez eux et dont c’est parfois le seul vrai repas.
Si les scolaires et la petite enfance représentent 90% de l’activité du SIRESCO qui se positionne comme un spécialiste de ce public, qu’en est-il des personnes âgées ? Qu’elles soient en foyer ou se fassent livrer les repas, il s’avère que leurs attentes et leurs goûts sont bien différents. Pour tenir compte de leur degré d’exigence mais également de la régularité du service, les élus socialistes préconisent d’entamer un dialogue constructif et suivi d’effet avec nos aînés eux-mêmes, les familles, les travailleurs sociaux et les soignants, par exemple dans le cadre intercommunal.
Poursuivre la transition vers une cuisine issue de produits locaux et bio ; imaginer la cantine scolaire du vivre ensemble ; apporter le bien être et les repères dont nos aînés ont besoin au-delà de la seule nutrition : voici quelques évolutions possibles pour notre restauration collective que les élus socialistes ont à cœur de porter.

Les élus du groupe socialiste

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