Article Ivry Ma Ville – Février 2013

Question posée par le groupe des élus de droite, centristes et radicaux :
« Pensez-vous que le matraquage fiscal, plus l’augmentation des matières premières, plus l’augmentation de nos impôts locaux, sont de nature à maintenir notre pouvoir d’achat et à faciliter la relance de notre économie ? »

Nous ne pouvons que nous inscrire en faux contre la rhétorique qui prétend que le gouvernement en place instaurerait un « matraquage fiscal » qui menacerait la relance de notre économie. Au contraire, l’effort demandé à l’ensemble des français est précisément conçu pour permettre le redressement des comptes publics et gagner la bataille de l’emploi, de la compétitivité et de l’innovation.

Il faut tout d’abord rappeler que Nicolas Sarkozy a laissé les finances du pays dans un état lamentable : un déficit public de plus de 5% du PIB soit une dette de 1700 milliards d’euros qui a augmenté de 600 milliards d’euros sous sa présidence. La grande priorité est donc de redresser cette situation héritée de la droite en tenant l’objectif de réduction de la dette à 3% du PIB afin de ne plus être étranglé par les marchés et retrouver nos marges de manœuvre. Cela ne repose pas sur la seule augmentation des impôts : l’Etat montre l’exemple en faisant dix milliards d’économie sur ses dépenses au dernier budget tout en maintenant la qualité du service public.


En parallèle de son combat contre la dette, le gouvernement mène celui de la compétitivité, ce qui est également rendu possible grâce aux nouvelles recettes fiscales. En allégeant le coût du travail d’un montant qui atteindra vingt milliards d’euros dans trois ans via le crédit d’impôt, il permet le maintien et la création d’emplois ainsi que la réindustrialisation de la France. Le gouvernement vient d’ailleurs d’obtenir ce 11 janvier un accord interprofessionnel national historique entre les entreprises et les salariés pour protéger les travailleurs tout en permettant au secteur privé de mieux pouvoir réagir face à la crise.

Le budget rigoureux et audacieux permis par la solidarité nationale est aussi la clef de la réalisation des grands projets qui permettront de remettre l’économie française sur pied : le contrat de génération qui va préserver l’emploi des séniors et créer celui des jeunes ; les 150000 emplois d’avenir faisant la part belle à la formation qui vont permettre à terme l’insertion durable sur le marché du travail des moins de vingt-six ans frappés par le chômage ; l’investissement dans l’école et dans l’enseignement supérieur, pour former toujours mieux ceux qui créeront la croissance et les emplois de demain.

En n’abandonnant pas l’idée de la contribution exceptionnelle de 75% sur les revenus supérieurs à un million d’euros annuels, en créant une tranche supplémentaire de 45% pour les revenus supérieurs à 150000 euros par part, en modulant la TVA pour qu’elle soit plus élevée tout en restant aussi juste que possible, le gouvernement demande une plus grande solidarité aux français qui peuvent le mieux l’assumer pour préserver l’avenir de tous. C’est aussi cela, le redressement dans la justice.

Les élus du groupe socialiste

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