Intervention de Denis Mercier en hommage à Pierre Mauroy – Conseil municipal de Juin 2013

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Denis Mercier, conseiller municipal délégué à la tranquillité publique

Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

Pierre Mauroy nous a quittés le vendredi 7 juin. Nous tenions, en tant qu’élus du groupe socialiste, à lui rendre hommage au nom de l’ensemble du Conseil municipal. Ce soir, nous avons tout d’abord une pensée pour sa famille et en premier lieu son épouse, Gilberte et son fils, Fabien.

Tout le monde ici connaît la carrière impressionnante de l’homme d’Etat. Prolifique Maire de Lille de 1973 à 2001, son action fut décisive pour faire de la belle endormie du Nord une véritable métropole européenne. Premier chef du gouvernement socialiste de 1981 à 1984, il a été l’homme de bien des réformes : abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité, remboursement de l’IVG, premier acte de la décentralisation, création de l’ISF, pour ne prendre que quelques exemples emblématiques.


On a souvent dit que c’était l’homme du « tournant de la rigueur » du premier mandat de François Mitterrand. Ce social-démocrate de cœur, grand défenseur de la construction européenne, n’a pourtant eu de cesse, comme en 2010 dans le journal L’Humanité, d’expliciter le bien-fondé de son action au service du pays.

Il faut aussi se souvenir qu’avec Roland Leroy, son homologue au PCF, Pierre Mauroy a été l’artisan du programme commun de 1972. C’est notamment grâce à lui, fidèle à l’union de la gauche, que quatre ministres communistes ont pu intégrer le gouvernement après les législatives qui ont suivies la première victoire de François Mitterrand.

De nombreux et vibrants discours ont été prononcés pour honorer la mémoire du disparu. J’aimerais conclure le mien par cette citation du président de la République qui exprime bien l’admiration et le profond respect que nous conserverons toujours pour l’ancien premier Ministre : «Pour Pierre Mauroy, réformer ce n’était pas renoncer, c’était réussir. Réformer, c’était se défaire de l’illusion des mots pour passer à la réalité des actes, réformer ce n’était pas céder à la réalité, c’était la saisir à la gorge pour la transformer».

Nous voudrions, à l’issue de ces quelques mots, vous proposer, Monsieur le Maire et chers collègues, de faire en sorte que l’école du quartier parisien qui se situera près de la N305 puisse porter son nom.

Je vous remercie.

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