Intervention de Denis Mercier sur le développement économique – Conseil municipal de septembre 2013

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Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

Depuis 2009, notre Ville est liée par convention partenariale avec la Chambre de commerce et d’Industrie du Val-de-Marne ainsi qu’avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Val-de-Marne. Il s’agit ce soir de décider si nous devons les renouveler ou non pour une durée de trois ans et pour un coût prévisionnel de 22525 euros pour l’année 2013.

Le groupe des élus socialistes est convaincu du bien-fondé de cette relation établie avec les chambres consulaires… Comme le dit pudiquement l’exposé des motifs « il reste toutefois beaucoup à faire pour améliorer la qualité et développer l’offre des métiers de bouche ». J’irais plus loin en disant que c’est même l’ensemble de l’offre commerciale à Ivry-sur-Seine qui reste à développer ! En comparaison de villes voisines, notre petit commerce est atone et insuffisamment valorisé. Plus que le bilan des conventions passées, c’est sans doute le bilan de l’ensemble de l’action de notre municipalité en faveur de l’artisanat et du petit commerce qu’il faudrait envisager. Mais passons…


Le fait est que nous avons bel et bien besoin d’une aide et d’une expertise extérieures.
Quels meilleurs acteurs que la CCI 94 et la CMA 94 pour ce faire ? C’est en cela que nous sommes favorables à l’idée de poursuivre le conventionnement avec elles. Cependant, nous sommes dans l’obligation d’être critiques sur le bilan des conventions passées et le contenu des conventions à venir. Sur les conventions passées, tout d’abord, si le partenariat avec la CCI nous a permis de monter notre dossier de subvention FISAC et donc de nous doter d’une manager de commerce et de mettre en place l’APICA. Par contre, la conciergerie Prédici n’a jamais décollé.

Le partenariat avec la CMA a permis de développer l’apprentissage chez les artisans Ivryens, ce qui facilite l’insertion professionnelle de nos jeunes et incite, j’imagine, à la reprise d’entreprises et de commerces qui auraient autrement disparu.

Mais comment, au-delà de l’annonce du nombre des commerçants et artisans accompagnés, évaluer l’impact des actions menées dans le cadre des conventions ? Nous sommes satisfaits que l’opération Eco-défis semble « prendre » auprès de nos commerçants, y compris non sédentaires. Mais quels sont ses véritables impacts en termes de développement durable et de changement des habitudes ? Il nous semble qu’il faille véritablement auditer tout ça, directement auprès des commerçants concernés, de manière à associer une approche quantitative à nos résultats quantitatifs.

Ainsi, dans le contenu des conventions pluriannuelles que nous nous apprêtons à voter ce soir, il va nous falloir aller au-delà des exigences affichées en matière de bilan qui semblent toujours très comptables, encore une fois, et réfléchir aux outils dont nous voulons nous doter pour aller plus loin dans l’analyse.

Autrement, comment orienter nos priorités municipales et adapter le programme prévu chaque année ?
A quoi bon réunir un comité de pilotage dédié si celui-ci n’est pas en mesure de trancher entre ce qui marche et ce qui ne marche pas ?

La modernisation et le développement de notre tissu commercial est un sujet trop important pour le prendre à la légère et voter les yeux fermés ces conventions sans les passer au crible. A ce titre, nous trouvons que ces dernières affichent des objectifs extrêmement louables pour trop peu d’actions concrètes.

Si le coût de ces conventions semble, à l’échelle de l’ensemble de notre budget, dérisoire, nous trouvons les prestations proposées relativement coûteuses.

Je me méprends peut être mais comment se fait-il qu’il nous faille encore obtenir un accompagnement de la CCI pour monter et opérationnaliser la tranche 2 du FISAC ?

Ces compétences ne peuvent-elles pas être internalisées par nos services afin de concentrer l’aide extérieure sur le développement du soutien direct aux artisans et commerçants , notamment en matière de diagnostic commercial, de ciblage des entreprises stratégiques, d’aide à la mise aux normes en matière d’hygiène et d’accessibilité aux personnes en situation de handicap ?

Pour conclure, chers collègues, au-delà des conventions auxquelles nous restons malgré tout favorables, il va nous falloir sortir d’un certain laisser-aller en termes d’approche du commerce et de l’artisanat. Faisons un meilleur usage des finances dont nous disposons. Je pense ici de manière taquine à la « bande-dessinée des commerçants », financée à la fois par les fonds FISAC et la Ville… Je ne suis pas conservateur en matière de communication et d’initiatives innovantes… Mais là…

Je vous remercie de votre attention.

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