Intervention réhabilitation de Sandrine Bernard sur Gagarine-Truillot – Conseil municipal d’octobre 2012

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je ne vais pas être longue puisque ce vœu nous convient, malgré quelques tournures et
intentions partisanes inutiles.

Je tiens à exprimer l’attachement du groupe des élus socialistes à la réhabilitation
des ensemble Gagarine et Truillot, et au-delà à la réussite de l’ensemble du projet de
renouvellement urbain.

La préoccupation première de ce dossier est l’amélioration de la vie des centaines de
familles qui vivent dans la cité Gagarine et dans l’extension Truillot. Ces habitants subissent
lourdement le contexte socio-économique, pouvoir d’achat en berne, chômage massif,
difficultés à finir le mois. A cela s’ajoute une dégradation des conditions de vie, depuis des
années, qui rendent leur quotidien des plus pénible. Enclavement de la cité, nuisance sonore
des trains, contraintes liées aux voies ferrées, vieillissement du bâti, manque de confort,
inadaptation aux besoins, insécurité. La liste est longue et nous interpelle.

Malgré les nombreux atouts de ce secteur, la réalité est là : au vieillissement de la cité et aux
réalités sociales, s’ajoutent des problèmes de conception, de gestion et d’usage qui rendent
urgente l’intervention publique.

Ces constats largement confirmés par les études réalisées depuis 2005, et par les habitants
ont conduit la municipalité à construire avec la population un véritable projet urbain destiné
à améliorer l’habitat et le cadre de vie, rompre avec les fractures, dynamiser le quartier,
revaloriser la cité et développer les équipements et services publics.

Nous pouvons nous féliciter du travail réalisé et tous ceux qui y ont contribué : architectes,
bureaux d’études, services, élus et surtout habitants. Un projet de qualité, respectant nos
exigences programmatiques et politiques, la mixité sociale et de fonctions, une approche
équilibrée entre densité et espaces publics, ainsi qu’un périmètre favorisant l’ouverture de
cette cité sur son environnement immédiat. Un projet durable, favorisant le vivre ensemble et
l’amélioration des conditions de vie, dans l’intérêt premier des populations.

Evidemment un tel projet ne peut reposer sur les seules finances d’une commune. Aussi, nous
partageons l’idée que l’Etat doit en prendre sa part. C’est l’objet de ce vœu et la raison pour
laquelle nous le voterons, (même si nous ne sommes pas dupe de certaines manœuvres).

Dès 2005, la majorité municipale a engagé ce travail dans le cadre du programme national de
rénovation urbaine, programme mis en place en 2003 destiné à accompagner financièrement
et techniquement la restructuration des quartiers en difficulté. L’ANRU a contribué à des
dizaines de projets et injecté des milliards d’euros de soutien financier aux communes,
partant du constat que l’aménagement de l’espace et la dégradation de l’habitat dans les
zones urbaines sensibles participent des principales causes de difficultés rencontrées sur ces
territoires.
Il n’est pas surprenant qu’une telle opportunité ait été rapidement saisie par les collectivités,
et que les crédits aient été si vite consommés !

Nous ne pouvons que regretter collectivement que ces crédits aient été insuffisants et que la
droite n’ait pas tenu ses engagements.

Pour autant, il est regrettable également que nous ayons trop tardé à s’engager dans cette
démarche, (un an et demi après la mise en place de l’ANRU), ce qui a réduit nos chances de
bénéficier de ces premiers financements, trop vite écoulés.

Aujourd’hui, nous considérons que rien n’est définitivement perdu pour Gagarine et notre
Ville. Notre dossier est inscrit à l’ANRU 1 qui peut être sera un jour achevé. Et il est question
d’un ANRU 2. Toutes les composantes politiques s’accordent à considérer la poursuite de
ces financements et de l’accompagnement de ce programme comme souhaitable. Le nouveau
Gouvernement tient à procéder à l’évaluation de ce premier programme qu’il récupère avec
des caisses vides. C’est d’autant plus raisonnable que nous ne pouvons décemment envisager
de repartir sur des bases aussi opaques et malsaines que celles sur lesquelles a terminé le
premier.

En tout état de cause, il est indispensable d’avancer et de tout mettre en œuvre pour que cela
soit possible. Et décider ensemble à ce qu’un second programme voit le jour est un signal
important.

Je vous remercie de votre attention,

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